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	<title>Commentaires sur : figures de la critique (II) &#8211; la vénération du veau d&#8217;or</title>
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	<description>L'exil n'est point d'hier ! L'exil n'est point d'hier ! "Ô vestiges, ô prémisses", Dit l'Étranger parmi les sables, "toute chose au monde m'est nouvelle !... " Et la naissance de son chant ne lui est pas moins étrangère. (Saint-John Perse)</description>
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		<title>Par : anarkali</title>
		<link>http://anarkali.wordpress.com/2008/05/11/figures-de-la-critique-ii-la-veneration-du-veau-dor/#comment-77</link>
		<dc:creator>anarkali</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2008 01:22:42 +0000</pubDate>
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		<description>Je conviens que le critique montre ses plaies, mais n&#039;y a-t-il pas dans le geste de mettre en forme, ou de qualifier, cette &quot;plaie&quot;, un dépassement du ressentiment ? La contemplation de ce ressentiment voulu pour lui-même, telle n&#039;est pas la critique. 

Encore une fois, je ne peux pas poser de critères de la critique, seulement en recouvrer des principes efficaces au sens où la critique se pose face à une vérité effective des choses - vérité multiple qui ne distingue pas entre réel et représentation. Cette distinction n&#039;est pas fausse, mais je la considère non-significative ou faisant sens dans la latence de l&#039;effet. J&#039;admets avec HBW que la critique vaut pour symptôme et par le danger qu&#039;elle augure, donc vaut par effet, et non intrinsèquement par principe. Si le goût est mon goût et la vérité ma vérité, ce n&#039;est pas pour une affirmation radicale et hédoniste de mon ego singulier, mais bien plus parce que ces probités sont effectives comme paramètre d&#039;une autonomie précaire, une autonomie qui ne soit pas tributaire du ressentiment.

Je ne vois pas en quoi le monde festif est immunisé et ne concède que des pseudo-destitutions. N&#039;est-ce pas là lui prêter une pureté authentique dans sa perpétuelle mutation alors que celle-ci s&#039;opère en conjonction des forces qui s&#039;opposent à lui ? J&#039;admets qu&#039;il y a là foyer de résistances, non-intégrables peut-être, mais il me semble que celles-ci se tournent d&#039;abord vers la sauvegarde de lieux et de temps gérés de façon autonomes ; et non, comme le fait la critique, en s&#039;adressant à la communauté potentielle des anonymes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je conviens que le critique montre ses plaies, mais n&#8217;y a-t-il pas dans le geste de mettre en forme, ou de qualifier, cette &#8220;plaie&#8221;, un dépassement du ressentiment ? La contemplation de ce ressentiment voulu pour lui-même, telle n&#8217;est pas la critique. </p>
<p>Encore une fois, je ne peux pas poser de critères de la critique, seulement en recouvrer des principes efficaces au sens où la critique se pose face à une vérité effective des choses &#8211; vérité multiple qui ne distingue pas entre réel et représentation. Cette distinction n&#8217;est pas fausse, mais je la considère non-significative ou faisant sens dans la latence de l&#8217;effet. J&#8217;admets avec HBW que la critique vaut pour symptôme et par le danger qu&#8217;elle augure, donc vaut par effet, et non intrinsèquement par principe. Si le goût est mon goût et la vérité ma vérité, ce n&#8217;est pas pour une affirmation radicale et hédoniste de mon ego singulier, mais bien plus parce que ces probités sont effectives comme paramètre d&#8217;une autonomie précaire, une autonomie qui ne soit pas tributaire du ressentiment.</p>
<p>Je ne vois pas en quoi le monde festif est immunisé et ne concède que des pseudo-destitutions. N&#8217;est-ce pas là lui prêter une pureté authentique dans sa perpétuelle mutation alors que celle-ci s&#8217;opère en conjonction des forces qui s&#8217;opposent à lui ? J&#8217;admets qu&#8217;il y a là foyer de résistances, non-intégrables peut-être, mais il me semble que celles-ci se tournent d&#8217;abord vers la sauvegarde de lieux et de temps gérés de façon autonomes ; et non, comme le fait la critique, en s&#8217;adressant à la communauté potentielle des anonymes.</p>
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		<title>Par : Nicotinamide</title>
		<link>http://anarkali.wordpress.com/2008/05/11/figures-de-la-critique-ii-la-veneration-du-veau-dor/#comment-76</link>
		<dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 May 2008 23:52:08 +0000</pubDate>
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		<description>Mon attitude est contemplative… J’aime lire des critiques qui baisent et mordent, des critiques qui rendent la joie et colorent le nez, j’aime lire des critiques qui n’applaudissent les bienfaits des uns qu’en tapant sur les joues de l’autre laitier caressant, j’aime lire des critiques qui incendient les épilateurs de moquette, les rétameurs d’échos et autres acteurs du plaisir. Je n’avais pas songé à la position que vous décrivez car il est doux de prendre son insuffisance pour du nihilisme. Il est doux de se croire impuissant alors que je ne suis que mélancolique. Néanmoins une critique ne se dispute que sur une représentation et non sur le réel lui-même. (Par exemple pour certains, critiquer Monsanto est égale à de l’anti-américanisme (représentation). Par contre personne ne se disputera sur les empoisonnements au PCB commis en toute connaissance de cause par cette entreprise (réel).) C’est pourquoi au prix de risquer la connerie, j’en viens à me demander si « le critique ne montre pas ses plaies » (Nietzsche, cité par Todorov à la fin du « au péril de la littérature » je n’ai pas vérifié où Nietzsche l’écrit et dans quel contexte)). Faut-il en conclure qu’un critique prend une colique pour de la lucidité ? Qu’il dresse une église du ressentiment ? Ces questions procèdent soit de l&#039;immunisation, soit de la simulation nihiliste, me diriez-vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Mon attitude est contemplative… J’aime lire des critiques qui baisent et mordent, des critiques qui rendent la joie et colorent le nez, j’aime lire des critiques qui n’applaudissent les bienfaits des uns qu’en tapant sur les joues de l’autre laitier caressant, j’aime lire des critiques qui incendient les épilateurs de moquette, les rétameurs d’échos et autres acteurs du plaisir. Je n’avais pas songé à la position que vous décrivez car il est doux de prendre son insuffisance pour du nihilisme. Il est doux de se croire impuissant alors que je ne suis que mélancolique. Néanmoins une critique ne se dispute que sur une représentation et non sur le réel lui-même. (Par exemple pour certains, critiquer Monsanto est égale à de l’anti-américanisme (représentation). Par contre personne ne se disputera sur les empoisonnements au PCB commis en toute connaissance de cause par cette entreprise (réel).) C’est pourquoi au prix de risquer la connerie, j’en viens à me demander si « le critique ne montre pas ses plaies » (Nietzsche, cité par Todorov à la fin du « au péril de la littérature » je n’ai pas vérifié où Nietzsche l’écrit et dans quel contexte)). Faut-il en conclure qu’un critique prend une colique pour de la lucidité ? Qu’il dresse une église du ressentiment ? Ces questions procèdent soit de l&#8217;immunisation, soit de la simulation nihiliste, me diriez-vous.</p>
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		<title>Par : Bernat-Winter</title>
		<link>http://anarkali.wordpress.com/2008/05/11/figures-de-la-critique-ii-la-veneration-du-veau-dor/#comment-75</link>
		<dc:creator>Bernat-Winter</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 May 2008 11:00:22 +0000</pubDate>
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		<description>La critique est morte depuis qu&#039;elle est sans danger ? Depuis quand ? Depuis toujours. Chaque orthodoxie développe des systèmes immunitaires contre toutes formes de mise en crise. Les &quot;critiqueurs&quot; relèvent aujourd&#039;hui du monde festif ? L&#039;immunité du &quot;monde festif&quot; consiste à créer des pseudo-destitutions parfaitement intégrables. Onfray en est une parmi bien d&#039;autres. Pour cette raison, et elle seule, sa prose vaut symptôme et mérite l&#039;attention. L&#039;adversité d&#039;une critique se mesure certainement à sa non intégration. Sa reconnaissance réelle, et non mondaine, implique forcément une destitution généralisée des schèmes imaginaires qui soutiennent une période. Une crise. La destitution du &quot;monde festif&quot; viendra du réel du monde et non de sa critique. Ce en quoi une critique portant en elle quelques dangers est toujours intempestive. Nietzsche aurait dit inactuelle, n&#039;est-ce pas ? A moins que les deux termes se valent.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La critique est morte depuis qu&#8217;elle est sans danger ? Depuis quand ? Depuis toujours. Chaque orthodoxie développe des systèmes immunitaires contre toutes formes de mise en crise. Les &#8220;critiqueurs&#8221; relèvent aujourd&#8217;hui du monde festif ? L&#8217;immunité du &#8220;monde festif&#8221; consiste à créer des pseudo-destitutions parfaitement intégrables. Onfray en est une parmi bien d&#8217;autres. Pour cette raison, et elle seule, sa prose vaut symptôme et mérite l&#8217;attention. L&#8217;adversité d&#8217;une critique se mesure certainement à sa non intégration. Sa reconnaissance réelle, et non mondaine, implique forcément une destitution généralisée des schèmes imaginaires qui soutiennent une période. Une crise. La destitution du &#8220;monde festif&#8221; viendra du réel du monde et non de sa critique. Ce en quoi une critique portant en elle quelques dangers est toujours intempestive. Nietzsche aurait dit inactuelle, n&#8217;est-ce pas ? A moins que les deux termes se valent.</p>
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		<title>Par : Nicotinamide</title>
		<link>http://anarkali.wordpress.com/2008/05/11/figures-de-la-critique-ii-la-veneration-du-veau-dor/#comment-74</link>
		<dc:creator>Nicotinamide</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2008 22:57:17 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://anarkali.wordpress.com/?p=87#comment-74</guid>
		<description>&quot;C’est là mon goût. Ce goût n’est ni bon ni mauvais, c’est mon goût&quot;

Notre goût est une servitude.

La critique est morte depuis qu&#039;elle est sans danger. De quand date son décès ? Par exemple, Montaigne critiquait le pouvoir en signant La Boétie. Aujoiurd&#039;hui les critiqueurs relèvent du monde festifs : fnac, concert, université pop...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;C’est là mon goût. Ce goût n’est ni bon ni mauvais, c’est mon goût&#8221;</p>
<p>Notre goût est une servitude.</p>
<p>La critique est morte depuis qu&#8217;elle est sans danger. De quand date son décès ? Par exemple, Montaigne critiquait le pouvoir en signant La Boétie. Aujoiurd&#8217;hui les critiqueurs relèvent du monde festifs : fnac, concert, université pop&#8230;</p>
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